Questions de sport spéciales JO d’hiver : comment des militaires ont-ils initié le biathlon ?3 minute(s) de lecture

22/02/2018
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Du tir à la carabine, du ski de fond et du suspens : le biathlon a tout pour plaire. Mais il ne faut pas oublier qu’à l’origine, ce sport n’était rien de moins qu’un entraînement militaire.

 

S’il est un domaine où les Français brillent, c’est le biathlon. Il n’y a qu’à voir la moisson de médailles aux Jeux de Sotchi et de Pyeongchang. Mais comment est né ce sport si singulier ? Endurance, précision et adresse, toutes des qualités requises pour être performant. Sur la piste, deux disciplines se complètent : un parcours de ski de fond, plus ou moins long suivant les épreuves, et du tir à la carabine, couché ou debout.

A l’origine, le biathlon est issu de la chasse mais aussi de pratiques militaires. Aux balbutiements du ski, les armées norvégiennes ou finlandaises s’entraînaient à se déplacer le plus vite possible sur la neige. En bons soldats, ils portaient leurs fusils en bandoulière durant les exercices et s’arrêtaient régulièrement pour tirer. Les mentions des premières épreuves qui s’apparentent à du biathlon ont été relevées en Scandinavie au XVIIIe siècle.

 

Venu de Norvège

Qu’en est-il du biathlon moderne ? La première compétition daterait de 1912, quand l’armée norvégienne a créé la course Forvarsrennet, près d’Oslo. Chaque année, se déroulait une épreuve de ski de fond de plus de 15 km entrecoupée de sessions de tir sportif. Pas étonnant que le berceau du biathlon produise aujourd’hui de si grands champions…

En 1948, le biathlon est associé à la Fédération de pentathlon moderne, afin d’en harmoniser les règles. Puis, ce sport d’hiver prendra progressivement son indépendance.

Aux Jeux de Chamonix, en 1924, le biathlon est présenté en démonstration par des courses de patrouilles militaires. Il faut attendre 1960 et les Jeux de Squaw Valley pour que la pratique actuelle du biathlon soit intégrée au programme olympique. Les femmes, elles, seront sur les pas de tir à partir 1992 à Albertville.

 

Militaire un jour, militaire toujours…

Le lien entre militaires et biathlon n’est pas tout à fait rompu de nos jours. En effet, de nombreux membres de l’équipe de France de ski sont liés à l’armée ou aux douanes. Martin Fourcade, par exemple, fait partie de l’Ecole militaire de haute montagne de Chamonix. Pour la plupart, il s’agit d’un contrat d’image qui consiste à représenter la Défense française. Car s’ils ont fait leurs classes et des stages, ils ne servent pas à l’année. Pour d’autres, ces contrats peuvent répondre à des envies de reconversion. Une pratique qui existe dans d’autres pays européens. Ces athlètes participent tous au Championnat du monde militaire. En 2014, Martin Fourcade y a même été titré.

Bonus : le mot biathlon est fondé sur la même racine que le triathlon, le décathlon ou le pentathlon. En latin, bi- correspond à deux. Quant à athlon, c’est un mot grec signifiant le combat.

 

“Petites et grandes questions du sport” est une série proposée bénévolement par Sabrina Lang pour Chronos. Pendant les JO d’hiver, elle traitera une question par jour !

 
 

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