Questions de sport spéciales JO d’hiver : combien le biathlon compte-t-il d’épreuves ?4 minute(s) de lecture

22/02/2018
97 vues
Tu commences à t’intéresser au biathlon grâce aux exploits des Français et de Martin Fourcade mais tu ne comprends pas tout aux épreuves ? Chronos décrypte pour toi les différentes courses existantes.

 

Pour commencer, il faut savoir qu’en biathlon, les courses varient mais les cinq cibles sont toujours distantes de 50 m du pas de tir. Pour les tirs en position couchée, la cible fait 4 cm de diamètre, pour les “debout” 11 cm. Les biathlètes portent leur carabine 22 long rifle sur le dos tout au long de la course.

 

L’individuel. Il est long de 20 km pour les hommes, de 15 km pour les femmes, avec quatre tirs, en alternance couché et debout. Les biathlètes partent à 30 secondes d’intervalle. Pour chaque cible manquée, une minute de pénalité est ajoutée à leur chrono. Le gagnant est celui qui a le meilleur temps, course et pénalités confondues.

 

Le sprint. Tout est dans le nom : au sprint, il faut être le plus rapide. A la manière d’un contre-la-montre en cyclisme, les départs des concurrents sont échelonnés de 30 secondes. Les hommes parcourent 10 km, les femmes 7,5 km et tous tirent à deux reprises, couchés puis debout. Pour chaque cible manquée, un tour de pénalité à faire en plus du parcours. Le gagnant est celui qui a fait le meilleur temps, entre ski et tir.

 

La poursuite. Elle se tient après le sprint car son but est de « poursuivre » le gagnant de cette course. Celui-ci part en tout premier, puis il est suivi par les autres biathlètes, qui partent à des intervalles qui correspondent au nombre de secondes d’écart qu’ils avaient sur le gagnant au sprint. Il y a deux tirs couchés, puis deux tirs debout. Pour chaque cible manquée, un tour de pénalité. Le gagnant est celui qui arrive le premier.

 

La mass start. Une course au départ groupé sur une même ligne, qui réunit seulement les 30 meilleurs biathlètes du moment (entre coupe du monde et JO). 15 km pour les hommes, 12,5 pour les femmes, avec deux tirs couchés puis deux debout. Chaque cible manquée entraîne un tour de pénalité. Le gagnant est le premier arrivé.

 

Le relais. Mixte ou pas, le relais est une épreuve très prisée en biathlon. Elle réunit quatre biathlètes, qui font tous 7,5 km pour les hommes, 6 km pour les femmes et deux tirs chacun. Chaque athlète a droit, en plus des cinq balles habituelles pour toucher les cibles, à trois balles de secours, dites balles de pioche. Après quoi, chaque cible manquée entraîne un tour de pénalité. Les gagnants sont les premiers à arriver.

En mixte, deux femmes puis deux hommes se succèdent sur la piste. Cette épreuve a seulement fait ses débuts olympiques à Sotchi en 2014.

 

Quelle vitrine médiatique ?

Photo : Martin Fourcade par Peter Porai-Koshits

Si on encense aujourd’hui Martin Fourcade et Marie Dorin-Habert, il faut rappeler que les tricolores assurent sur la piste et le pas de tir depuis une vingtaine d’années. A l’époque, le roi de la discipline était un certain Raphaël Poirée. Mais pourquoi ce sport, pourtant grand pourvoyeur de titres pour la France, est si peu médiatisé et reconnu dans l’Hexagone ?

Déjà parce que sa pratique est très « confidentielle ». Il faut évoluer dans une station de sports d’hiver qui a les bonnes infrastructures et aussi pouvoir se payer un équipement coûtant de 3000 à 5000 €. Peut-être aussi que la domination française ne s’accentue que depuis quelques années. Bien souvent, on s’intéresse à un sport parce qu’on y a de bons représentants. Enfin, et c’est un serpent qui se mord la queue, la jusqu’ici très faible couverture médiatique n’a pas aidé.

Petit à petit, les choses bougent pour le biathlon. La médiatisation lors des Jeux olympiques est un plus, mais aussi l’intervention de la chaîne de la TNT L’Equipe. Depuis plusieurs saisons, cette dernière a acquis les droits de diffusion des épreuves de Coupe du monde, qui a lieu tout l’hiver. Une belle opération pour la chaîne, avec des audiences qui peuvent parfois atteindre le million de téléspectateurs. Certes, bien peu face à des pays comme l’Allemagne ou la Norvège, où le biathlon fait déplacer les foules. Mais il faut un début à tout.

 

 

Bonus : A bientôt 44 ans, la légende norvégienne Ole Einar Bjorndalen n’a finalement pas été sélectionnée pour les Jeux de Pyeongchang, lui qui avait débuté sa carrière olympique à Lillehammer en 1994. Cela n’enlève rien au fait qu’il reste l’athlète le plus titré des Jeux d’hiver, avec treize médailles (huit en or, quatre en argent, une en bronze).

Vous aimerez aussi

Cinq recettes pour un apéro dînatoire gourmand mais sain !
Décryptage
152 vues
Décryptage
152 vues

Cinq recettes pour un apéro dînatoire gourmand mais sain !

JessicaLombardi - 29/06/2018

L'été est là, saison officielle des apéros. Et donc des excès ! Si craquer pour des chips ou une pizza…

A la rentrée, Chronos devient Cinq minutes
Non classé
314 vues
Non classé
314 vues

A la rentrée, Chronos devient Cinq minutes

JessicaLombardi - 29/06/2018

Chers lecteurs,   L'aventure Chronos s'arrête ce vendredi 29 juin. Je vous en expliquais les raisons dans un précédent article.…

L’effet placebo expliqué
Décryptage
131 vues
Décryptage
131 vues

L’effet placebo expliqué

JessicaLombardi - 28/06/2018

L'effet placebo, on le connaît tous, mais sans forcément savoir comment il fonctionne. On peut effectivement se demander comment une…