Que se passe-t-il dans notre cerveau quand on tombe amoureux ?3 minute(s) de lecture

14/06/2018
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L’amour, c’est le phénomène irrationnel par excellence. Du moins, c’est souvent ce que l’on croit. On dit que ça se passe dans le cœur. En réalité, comme tous les sentiments, l’amour est provoqué par le cerveau. Décryptage.

 
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L’amour, un phénomène subit !

Ce qui caractérise le mieux la sensation de tomber amoureux, c’est d’éprouver de nombreuses et fortes émotions d’un coup. Et de façon tout à fait incontrôlable ! Vous êtes incapable de vous concentrer, l’autre est toujours dans vos pensées même quand vous essayez de l’en chasser. Vous avez des “papillons dans le ventre” mais aussi une forte accélération du rythme cardiaque, des coups de chaud. C’est particulièrement palpable en présence de l’être aimé, mais pas que. Ainsi, c’est un phénomène subit : une fois que le processus est enclenché, impossible de l’arrêter. Mais justement, il ressemble à quoi le processus ?

 

Petite mise en situation. Vous prenez un verre avec votre “crush”. Cette personne pour qui vous éprouvez de l’empathie, qui vous plaît beaucoup. Celle qui vous donne les fameux papillons dans le ventre. Toutes ces informations sont transmises au cerveau par le biais des perceptions visuelles, sonores, tactiles, etc. Elles sont alors traitées par les régions du cerveau qui gèrent les émotions. Et c’est justement l’étude de ces régions qui a permis aux neuroscientifiques de comprendre comment le cerveau gérait l’amour.

 

Une part d’automatisme

Mais, avant de l’expliquer, il faut comprendre un peu le fonctionnement du cerveau. Pour faire simple, il y a le cortex cérébral, qui gère nos comportements non automatiques. Les comportements automatiques (marcher, conduire, faire du vélo, etc.) sont eux gérés par les noyaux gris centraux, de toutes petites structures à la base du cerveau.

 

On pourrait penser que le sentiment amoureux, complexe et subtil, sollicite essentiellement le cortex cérébral, cette zone qui contrôle les activités mentales les plus subtiles de l’Homme. C’est-à-dire les comportements non automatiques, comme la conscience.

Mais, en réalité, tomber amoureux relève plutôt de la subconscience. C’est-à-dire la faculté cérébrale qui nous permet d’agir, de penser et de ressentir des émotions de façon non consciente. L’amour aurait donc une part d’automatisme !

 

Et on l’observe aussi chez les animaux. Par exemple, les pigeons, qui se bécotent et roucoulent comme des humains, n’ont pratiquement pas de cortex. Par contre, leurs noyaux gris centraux sont très développés ! Comme les êtres humains, ils tombent amoureux de manière brutale, inattendue et automatique. Et ce grâce aux structures cérébrales les plus primitives du cerveau !

 

L’amour analysé par IRM

Le rôle des noyaux gris centraux dans le sentiment amoureux a pu être prouvé grâce à l’imagerie par résonance magnétique (IRM). A Londres, des chercheurs ont reçu des couples amoureux et leur ont fait passer un test simple. Une fois l’un des deux amoureux dans l’IRM, on lui montrait une série de photos, de femmes ou d’hommes selon sa préférence. Majoritairement des inconnu(e)s, mais aussi quelques photos de sa/son partenaire. Et, lorsqu’un cliché du partenaire apparaissait, ce sont les noyaux gris centraux qui s’activaient dans le cerveau !

 

Ainsi, on sait désormais que l’arrivée brutale et incontrôlable de l’amour sous forme d’émotions fortes est déclenchée par les noyaux gris centraux. Par la suite, l’intellectualisation du sentiment amoureux est plutôt imputable au cortex cérébral, qui gère la conscience de nos actions non automatiques. Mais, dans tous les cas, c’est bien le cerveau qui déclenche l’amour.
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