Débriefing de la semaine : 20 ans de prison pour la mère et le beau-père de Fiona, rapprochement entre les deux Corées, décollage réussi pour la fusée de SpaceX10 minute(s) de lecture

11/02/2018
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Affaire Fiona : la mère et le beau-père condamnés à 20 ans de prison en appel

Cécile Bourgeon, la mère de la petite Fiona, et son ancien compagnon Berkane Makhlouf, ont été condamnés en appel à 20 ans de réclusion criminelle pour violences volontaires en réunion ayant entraîné la mort de la fillette sans intention de la donner. Le verdict a été annoncé dans la nuit de samedi à dimanche par la cour d’assises de la Haute-Loire.

Le père de Fiona, Nicolas Chafoulais, a estimé ce verdict “satisfaisant” sur France Bleu Pays d’Auvergne. “Ce qu’elle a fait, ça justifie 20 ans. C’est un soulagement pour moi et c’est juste pour Fiona”, a-t-il poursuivi.

En première instance, en 2016, la cour d’assises du Puy-de-Dôme avait dissocié les peines. Cécile Bourgeon avait ainsi été acquittée pour les faits criminels : les coups fatals à Fiona. Elle avait été condamnée à cinq ans de prison pour avoir fait croire à un enlèvement.  Son avocat a annoncé qu’il allait déposer un pourvoi en cassation dès lundi.

 

Visite d’Emmanuel Macron en Corse

Mardi, lors de son premier déplacement officiel sur l’île, le président de la République a rendu hommage au préfet Erignac, assassiné il y a alors vingt ans jour pour jour. L’assassinat du haut fonctionnaire “ne se justifie pas, ne se plaide pas, ne s’explique pas”, a déclaré Emmanuel Macron à Ajaccio, lors d’une cérémonie d’hommage. La veuve du préfet était présente ainsi que le dirigeant autonomiste de l’exécutif corse, Gilles Simeoni. Il fut l’un des avocats d’Yvan Colonna, condamné à la perpétuité pour l’assassinat du préfet Claude Erignac.

La visite du président était aussi l’occasion d’aborder la question de l’autonomie de l’île, quelques jours après un défilé de milliers de personnes à l’appel des nationalistes corses pour demander au chef de l’Etat d’ouvrir le dialogue. Ainsi, Emmanuel Macron a prononcé mercredi un discours très attendu par les nationalistes corses. Il s’est dit favorable à ce que la Corse soit mentionnée dans la Constitution. Une inscription qui sera étudiée au printemps. En revanche, il s’est opposé au statut de résident corse et à la co-officialité de la langue corse, des revendications importantes des élus nationalistes. Après le discours, les nationalistes ont dénoncé “une occasion manquée”.

 

La sœur de Kim Jong-un invite le président sud-coréen

Les relations entre les deux Corées semblent se détendre. Samedi, les membres de la délégation nord-coréenne aux Jeux olympiques de Pyeongchang ont été reçus à la Maison Bleue, la résidence présidentielle sud-coréenne. Kim Yo-jong, sœur cadette de Kim Jong-un, s’est entretenue durant trois heures avec le président Moon Jae-in. “L’envoyée spéciale Kim Yo-jong a remis une lettre personnelle” de son frère faisant part de son “souhait d’améliorer les relations intercoréennes”, a déclaré à l’issue de cette rencontre le porte-parole de la présidence sud-coréenne, Kim Eui-kyeom.

La jeune sœur du dirigeant nord-coréen a également transmis au président Moon l’invitation de son frère à “visiter le Nord au moment qui lui conviendra le mieux”. Un tel sommet serait le troisième du genre, après les rencontres entre le père du dirigeant actuelle, Kim Jong-il, et les Sud-Coréens Kim Dae-jung et Roh Moo-Hyun en 2000 et 2007, à chaque fois à Pyongyang.

Si le président sud-coréen milite depuis longtemps pour le dialogue avec le Nord, il n’a pas immédiatement accepté cette proposition. Il se trouve dans une position difficile puisqu’il s’est engagé avec son allié américain à ce que des progrès sur le dossier de la dénucléarisation soient constatés avant d’ouvrir le dialogue intercoréen.

Or, Pyongyang ne montre aucune volonté de reculer sur ses programmes balistique et nucléaire. Ainsi, M. Moon a demandé samedi que soient créées “les bonnes conditions” à une telle visite, appelant le Nord à dialoguer également avec Washington. “Il est absolument nécessaire que le Nord et les Etats-Unis entament des pourparlers rapidement”, a dit le président sud-coréen.

Mais les Etats-Unis, comme le Japon, ne semblent pas enchantés par la perspective de ce réchauffement des relations entre les deux Corées. Lors de la cérémonie d’ouverture des JO, les athlètes du Nord et du Sud ont filé sous le même drapeau, portant dans le dos de leurs tenues blanches le simple mot “Korea”. Assis à côté de l’épouse de M. Moon, Mike Pence, vice-président américain, et le premier ministre japonais, Shinzo Abe, montraient des visages fermés et regardaient ailleurs, cachant à peine leur désapprobation. Plus tard, Mike Pence a estimé qu’il fallait “continuer à isoler la Corée du Nord”.

 

Accusations de harcèlement sexuel visant Nicolas Hulot : ce qu’il faut retenir

Le ministre de la Transition écologique et solidaire fait l’objet d’un article du magazine Ebdo, paru vendredi, relayant deux accusations, l’une pour viol et l’autre pour harcèlement sexuel.

Le premier cas, celui du viol supposé, remonterait à l’été 1997. “Nicolas Hulot aurait abusé” d’une femme dans l’une de ses maisons, écrivent les auteurs de l’article. Le journal Le Point a révélé qu’il s’agirait de la petite-fille de François Mitterrand, âgée de 20 ans à l’époque. Celle-ci a déposé une plainte en 2008, l’année suivant la prescription de dix ans, pour que “soit dressé un procès-verbal racontant sa version des faits”. Le parquet de Saint-Malo a lui affirmé dans un communiqué que “les deux protagonistes avaient une version contradictoire quant au consentement à la relation sexuelle”.

Ebdo ajoute qu’elle en aurait parlé à plusieurs reprises à Nicolas Hulot ces dernières années, l’hebdomadaire sous-entendant que ce serait la raison des multiples abandons de l’écologiste dans la course à la présidentielle (2007, 2012, 2017). “Ma fille l’a tenu à bout de fusil”, dit le père de la victime présumée au journal.

L’autre cas évoqué concerne une ancienne salariée de la Fondation Hulot. Entendue dans le cadre de l’enquête autour de Denis Baupin, ancien député EELV, elle avait avancé des faits de harcèlement de la part d’un ancien employeur. Selon le magazine, plusieurs personnes au sein du parti écologiste pensaient qu’il s’agissait de Nicolas Hulot. Mais l’ancienne salariée a démenti.

Jeudi matin, avant la parution de l’article, Nicolas Hulot s’est présenté sur BFMTV. Il a évoqué la plainte de 2008 : “Elle a été classée sans suite car non seulement l’affaire était prescrite, mais j’ai été auditionné par les gendarmes à ma demande, et les enquêteurs ont très rapidement considéré qu’il n’y avait rien qui permettait de poursuivre cette affaire.” Il s’est ensuite exprimé sur le cas de son ancienne salariée, qu’il aurait harcelée : “La réponse est non et je le dis avec autant de force que la personne en question, qui est parfaitement identifiée, avec laquelle je suis en contact, vous dira la même chose.”

Le premier ministre Edouard Philippe a indiqué n’avoir “aucune raison de douter de la parole” de Nicolas Hulot. Emmanuel Macron est sur la même ligne, l’Elysée rappelant ne pas envisager le “départ d’un ministre tant qu’il n’y a pas de mise en examen”.

Le journal Ebdo a annoncé sur TMC jeudi soir que deux femmes avaient contacté la rédaction “pour dire des choses absolument similaires”.

 

La bourse s’affole, le Dow Jones perd 10%

Le Dow Jones a perdu lundi 4,6% à l’issue d’une nouvelle séance chaotique. Le vendredi de la semaine précédente, l’indice de référence américain avait déjà perdu 2,5% en fin de séance. Jusqu’alors, les opérateurs boursiers préféraient parler de volatilité. Mais, jeudi, l’indice boursier américain a perdu plus de 1000 points (soit un recul de 4,15%). En tout, le Dow Jones a connu une “correction” de plus de 10%. Dans son sillage, ce sont toutes les places financières mondiales qui chutent.

Malgré la bonne santé des économies américaine et européenne, la hausse des salaires, annoncée en fin de semaine dernière aux Etats-Unis, a suscité un retour des craintes inflationnistes. Car la hausse des salaires s’accompagne notamment d’une hausse des taux directeurs des différentes banques centrales, celle des Etats-Unis, la FED, en tête. Depuis 2016, le taux d’emprunt à la banque centrale a déjà grimpé d’un point à 1,25%. La FED pourrait continuer à faire grimper son taux directeur, ce qui affole les marchés.

 

Procès de Salah Abdeslam en Belgique

Salah Abdeslam, seul survivant des commandos du 13 novembre 2015, n’est pas sorti pas du mutisme dans lequel il s’est muré depuis sa mise en détention en France, en avril 2016. Il a refusé de répondre aux questions “au nom d’Allah”. Une peine de vingt ans de prison, le maximum prévu par la justice belge, a été requise lundi après-midi à son encontre.

 

Décollage réussi pour Falcon Heavy, la fusée la plus puissante au monde

La fusée Falcon Heavy de SpaceX a décollé avec succès, mardi 6 février, depuis Cap Canaveral, en Floride, devenant le lanceur le plus puissant du monde. Un record volé à Energia, une fusée développée par l’Union soviétique et lancée il y a 29 ans.

Le véhicule de Space X devait rester en orbite autour de la Terre pendant cinq heures avant de s’élancer vers Mars. Lors du décollage, la société a posté sur Twitter une photo de Falcon Heavy, qui est composée de trois fusées Falcon-9 de front sur lesquelles SpaceX a juché un deuxième étage et une coiffe pour la charge utile. De cette coiffe est sortie la décapotable rouge de Tesla, où était joué Space Oddity de David Bowie.

 

Après deux minutes de vol, deux des lanceurs se sont détachés comme prévu de la fusée centrale, qui a poursuivi sa route dans l’espace. Huit minutes après s’être détachés, les deux boosters se sont posés quasiment simultanément sur deux zones d’atterrissage de Cap Canaveral, à quelques dizaines de mètres seulement l’une de l’autre. “C’est tout ce dont on pouvait rêver pour un vol d’essai”, a réagi John Innsbrucker, un commentateur de SpaceX.

Quelques jours après le décollage, SpaceX a annoncé qu’il n’avait pas réussi à récupérer le Core Central de son véhicule spatial. En effet, seuls deux des trois modules ont pu amerrir comme il fallait. Les deux propulseurs ont pu se poser de façon simultanée à l’endroit indiqué. Concernant le troisième, le noyau central, SpaceX a indiqué qu’il s’était échoué en mer après n’avoir pu allumer que deux de ses trois moteurs. Le Core s’est échoué à une vitesse d’environ 480 km/h. À la base, ce dernier avait pour but de se poser sur un bateau autonome. Une mission difficile à accomplir puisqu’il fallait que le bateau soit parfaitement situé et que la fusée se pose avec peu de vitesse. La fusée s’est crashée dans l’eau à seulement 100 mètres de son point de destination.
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