Débriefing de la semaine : grève SNCF, blocage des universités, fin des essais nucléaires en Corée du Nord6 minute(s) de lecture

22/04/2018
96 vues

[private]

SNCF : le gouvernement reste inflexible

La grève intermittente de la SNCF se poursuit. Un cheminot sur cinq a cessé le travail mercredi 18 et jeudi 19 avril, en protestation contre la réforme initiée par le gouvernement. Ils étaient nombreux également à participer à la journée interprofessionnelle d’action, jeudi 19 avril, à l’appel de la CGT. Cette manifestation appelant à la “convergence des luttes” a réuni entre 119 000 et 300 000 manifestants.

Face à ce mouvement de grève, le gouvernement reste inflexible. Les députés ont voté lundi à une large majorité la première lecture de projet de loi. Ce dernier prévoit de transformer l’entreprise ferroviaire en société anonyme à capitaux publics et de cesser d’embaucher de nouveaux salariés avec le statut de cheminot. Ces deux réformes devraient être effectives au 1er janvier 2020, selon l’annonce de la ministre des Transports Elisabeth Borne.

Le mouvement de grève montre toutefois un certain essoufflement. La semaine qui arrive, 40% des TER, 40% des trains de région parisienne, 30% des intercités et 35% des TGV seront en circulation.

 

Les blocages se poursuivent dans les universités

Depuis le 26 mars, une centaine de personnes occupaient la faculté Paris-1 pour protester contre la réforme de l’université. Ils ont été délogés par la police vendredi 20 avril. Le même jour, le président de l’université, Georges Haddad, a déposé plainte auprès du parquet de Paris. Une enquête va être ouverte pour identifier les auteurs des dégradations commises pendant le blocage.

Ce mouvement, qui vise particulièrement à empêcher la sélection à l’entrée dans l’enseignement supérieur, suscite des perturbations dans une quinzaine d’université, et le blocage de quatre d’entre elles. Les blocages pourraient perturber l’organisation des examens à Nanterre, Rennes, Montpellier et Toulouse.

 

La Corée du Nord met fin à ses essais nucléaires

C’est une décision historique. Samedi 21 avril, la Corée du Nord a annoncé via son agence de pression officielle qu’elle allait mettre fin à ses essais nucléaires et à ses tests de missiles balistiques intercontinentaux. “La nation toute entière va pouvoir se concentrer sur le développement de l’économie socialiste”, affirme le dirigeant Kim Jong-un.

Une annonce qui a surpris alors que les tensions avec la communauté internationale s’étaient exacerbées en 2017, Pyongyang affirmant avoir rempli son objectif de devenir une “force nucléaire”. Depuis, les relations diplomatiques – notamment avec les Etats-Unis et la Corée du Sud – s’étaient réchauffées. Par ailleurs, Donald Trump a confirmé qu’il allait envoyer le patron de la CIA pour discuter avec Kim Jong-Un. Un téléphone rouge a également été ouvert entre le Nord et le Sud et les deux dirigeants devraient se rencontrer le 27 avril.

 

L’Iran menace de reprendre l’enrichissement d’uranium si Donald Trump rompt l’accord

Depuis plusieurs mois, le président américain Donald Trump menace de rompre l’accord international sur le nucléaire iranien. L’Iran a annoncé qu’il reprendrait “vigoureusement” l’enrichissement d’uranium si les Etats-Unis mettaient leur menace à exécution. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Javad Zarif, a déclaré samedi 21 avril à des journalistes à New York que l’Iran ne cherchait pas à se doter de la bombe nucléaire, mais que la réponse “probable” de Téhéran à un retrait américain serait une reprise de la production d’uranium enrichi, un élément-clé dans la fabrication de l’arme atomique.

La date du 12 mai a été choisie par Donald Trump comme ultimatum à ses alliés européens (France, Royaume-Uni, Allemagne) pour qu’ils s’entendent avec l’Iran afin de “remédier aux terribles lacunes”, dit-il, du texte. S’ils ne trouvent pas d’ici là le moyen de durcir l’accord signé en 2015, le président américain, qui le juge trop laxiste, menace de rétablir les sanctions contre Téhéran et de se retirer du texte. Donald Trump réclame davantage d’inspections et la suppression des limitations dans le temps imposées à Téhéran sur son activité nucléaire, censées expirer en 2025 et 2030.

 

Transparence et corruption : bilan mitigé pour Macron selon Transparency International

Un an après l’élection d’Emmanuel Macron, Transparence International France a dressé un bilan des mesures adoptées par le gouvernement en matière de transparence et de lutte contre la corruption. Le constat est “mitigé et contrasté”.

Dans son communiqué, Transparency International France salue toutefois l’adoption, dès l’été 2017, d’une loi visant à “rétablir la confiance dans l’action politique”. “Les parlementaires ne pourront plus embaucher leurs conjoints ou enfants comme collaborateurs parlementaires, les règles sont renforcées en matières de prévention des conflits d’intérêts au sein du Parlement, la réserve parlementaire a été supprimée, et une réforme des règles encadrant les frais de mandat des parlementaires est en cours.”

Néanmoins, “la loi pour la confiance dans la vie politique de septembre 2017 contient des mesures d’ajustement qui vont dans le bon sens mais ne sont pas suffisamment ambitieuses pour répondre pleinement aux enjeux”. Les frais de mandat des parlementaires, les comptes de l’Assemblée nationale, du Sénat et des groupes parlementaires auraient par exemple mérité plus de transparence, selon l’ONG.

 

L’organisation rappelle certains “points de vigilance”, comme l’indépendance de la justice, qui doit aussi passer par une “refonte des procédures de nomination et de gestion des carrières des magistrats”, et le non-cumul des mandats dans le temps, sans seuil limitatif à 9 000 habitants pour les mandats locaux, ce qui “limiterait considérablement la portée du dispositif”.

L’ONG se dit également “préoccupée par l’absence de débat public sur la question du financement de la vie politique en particulier des campagnes présidentielles”, sachant que les campagnes de 1995, 2007 et 2012 sont “entachées par de lourds soupçons de corruption” : affaire Karachi, affaire Bygmalion, soupçons de financements libyens, etc.

 

Selon l’ONG, le financement public apparaît comme “le parent pauvre” des réformes, “au point mort” alors que “la multiplication des affaires politico-financières révèle d’importantes défaillances de notre système et leur effet sur la confiance des citoyens envers leurs élus est délétère”. L’organisation “regrette plusieurs renoncements par rapport aux promesses de campagne” : “le principe du casier judiciaire vierge obligatoire pour se présenter à une élection est enterré” et le “retour en arrière sur la régulation du lobbying”, en excluant les cultes et associations religieuses du registre créé par la loi Sapin 2.

La France est 23ème sur 180 pays dans l’Indice de perception de la corruption (IPC) publié par Transparency International en février, avec une note de 70 sur 100, derrière le Danemark, la Finlande, la Norvège, le Luxembourg, le Royaume-Uni ou encore l’Allemagne.

 

En bref

ETA. Après quarante ans de terrorisme et plus de 800 morts, le groupe séparatiste basque a demandé pardon aux victimes de ses violences.

Syrie. Le président syrien Bachar Al-Assad a rendu sa Légion d’honneur à la France, après des démarches menées par l’Elysée.

Electricité. Le pétrolier Total a signé un accord pour acquérir Direct Energie, le premier concurrent français d’EDF, qui compte 2,7 millions de clients.
[/private]
 
 

Vous aimerez aussi

Cinq recettes pour un apéro dînatoire gourmand mais sain !
Décryptage
152 vues
Décryptage
152 vues

Cinq recettes pour un apéro dînatoire gourmand mais sain !

JessicaLombardi - 29/06/2018

L'été est là, saison officielle des apéros. Et donc des excès ! Si craquer pour des chips ou une pizza…

A la rentrée, Chronos devient Cinq minutes
Non classé
314 vues
Non classé
314 vues

A la rentrée, Chronos devient Cinq minutes

JessicaLombardi - 29/06/2018

Chers lecteurs,   L'aventure Chronos s'arrête ce vendredi 29 juin. Je vous en expliquais les raisons dans un précédent article.…

L’effet placebo expliqué
Décryptage
131 vues
Décryptage
131 vues

L’effet placebo expliqué

JessicaLombardi - 28/06/2018

L'effet placebo, on le connaît tous, mais sans forcément savoir comment il fonctionne. On peut effectivement se demander comment une…