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10 faits surprenants sur le cerveau humain8 minute(s) de lecture

04/01/2018
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Le cerveau humain n’a pas fini de nous révéler ses secrets. Mais à mesure que la recherche avance, nous découvrons des faits surprenants. En voici dix !

 
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Le cerveau ne ressent pas la douleur

Si vous vous cognez le pied à un meuble, vous ressentirez une douleur à l’endroit précis où vous vous êtes heurté. Les fibres nociceptives présentes dans cette zone de votre corps transmettent leur influx nerveux, à des travers les voies nerveuses, jusqu’au cerveau. C’est l’activité nerveuse de certaines régions du cerveau qui fait alors ressentir la douleur. Le cerveau contrôle donc l’ensemble du système nerveux. Mais il ne possède pas lui-même de nerfs : il est insensible à la douleur. C’est pour cela que les chirurgiens peuvent opérer le cerveau de patients conscients.

Mais alors, pourquoi avons-nous mal à la tête ? Entre le cerveau et le crâne se trouvent des couches de tissu qui ont elles des fibres nociceptives. Quand nous sommes stressés ou qu’il y a trop de pression sur notre cerveau par exemple, les vaisseaux sanguins libèrent des produits chimiques à proximité de ces couches de tissu. Elles activent alors les nocicepteurs et c’est cela qui cause les maux de tête !

 

Il produit assez d’électricité pour éclairer une ampoule

Lorsqu’on est éveillé, les 100 milliards de neurones présents dans le cerveau fonctionnent et communiquent entre eux par signaux électriques. Ensemble, ils représentent une charge suffisante pour éclairer une petite ampoule.

 

Le cerveau est plus créatif quand on est fatigués

Lorsque vous êtes fatigués, votre cerveau n’est pas aussi efficace pour filtrer les distractions et se concentrer sur une tâche précise. Il a aussi plus de difficultés à se rappeler des liens entre les idées ou les principes. C’est pour cela qu’il est compliqué de réviser ou de lire des choses complexes quand on manque de sommeil. En revanche, c’est à ce moment-là que le cerveau est le plus performant pour le travail créatif. Car la fatigue l’oblige à créer de nouveaux liens, à être ouvert à de nouvelles idées et à réfléchir à de nouveaux concepts.

 

Oublier est bon pour le cerveau : la suppression d’informations conserve sa plasticité

Vous oubliez parfois des choses que l’on a vous a dites ou que vous avez lues/faites, etc. ? Pas de panique, c’est que votre cerveau fonctionne correctement. Il a parfois besoin de supprimer certaines informations jugées inutiles pour laisser de la place aux nouveaux souvenirs. En outre, cela permet au cerveau de conserver sa plasticité, c’est-à-dire sa capacité à se modifier en fonction de nos apprentissages et de nos expériences.

 

Bailler permet de refroidir le cerveau

On a tendance à penser que l’on baille quand on est fatigués. C’est en fait un peu plus compliqué que ça. Bailler permet en fait de refroidir le cerveau. Cela arrive quand la température, intérieure ou extérieure, est élevée mais aussi quand nos méninges sont en surchauffe.

 

On utilise bien plus que 10 % de nos capacités cérébrales

C’est certainement l’idée reçue sur le cerveau la plus répandue. On n’utiliserait que 10 % des capacités de notre cerveau. Ce mythe a nourri la science-fiction jusqu’au film Lucy de Luc Besson, où l’on découvre une Scarlett Johansson utilisant 100 % de son cerveau et transformée en héroïne. Cette théorie remonte en fait au début du siècle dernier. Les neurologues réalisent à l’époque des études sur des personnes présentant des lésions cérébrales, notamment des soldats. Ils observent que lorsque certaines régions du cerveau sont touchées, cela entraîne des handicaps (perte de la vision, des sensations, de la motricité, etc.). Ils observent aussi que pour les lésions dans la partie frontale du cerveau, il n’y avait pas de répercussions majeures. Ils pensent alors que ces zones du cerveau ne sont pas utilisées et n’ont aucun moyen technique de le vérifier. Mais cette théorie a pu être réfutée grâce à l’imagerie par résonance magnétique (IRM). Depuis vingt ans, les médecins ont pu observer qu’aucune région du cerveau n’est endormie ou non utilisée.

Mais certains scientifiques défendent encore des hypothèses qui se rapprochent de l’idée de base. Simon Thorpe, directeur du laboratoire du Cerco (Centre de recherche cerveau et cognition) et directeur de recherche au CNRS pense que 90% de nos neurones sont comme endormis. Car ils font partie de la mémoire et attendent d’être stimulés. Par exemple lorsque vous entendez une chanson que vous n’aviez pas écoutée depuis dix ans. Le chercheur pense que nos capacités d’apprentissage pourraient être décuplées si nous arrivions à “réveiller” ces neurones.

 

Nous formulons environ 60 000 pensées par jour

Chaque jour, notre cerveau traite 60 000 à 70 000 pensées par jour. Evidemment, 90% d’entre elles sont inconscientes. Autrement, nous serions incapables de nous concentrer sur nos activités. 90 % sont également les mêmes que la veille puisque nous répétons les mêmes gestes au quotidien.

 

La structure du cerveau peut changer tout au long de la vie

Dès la naissance, la structure du cerveau change. Et elle continue tout au long de la vie à mesure que nous apprenons de nouvelles choses et que nous faisons de nouvelles expériences. Qu’elles soient positives comme l’apprentissage d’une langue ou négatives comme l’usage répété de drogues.

On peut donc consciemment modifier la structure de notre cerveau en agissant sur nos expériences et nos modes de pensée. C’est en partie ce qui explique le succès de la méditation : elle permet en quelque sorte de reprogrammer le cerveau pour générer plus de pensées positives. De même pour la psychothérapie qui, en apportant une autre façon de percevoir les choses, conduit à des changements dans la structure biochimique du cerveau.

>> Lire aussi : Méditation : quels effets sur le corps et le cerveau ?

 

Non, on ne peut pas faire plusieurs choses en même temps

Vous avez forcément déjà entendu que les femmes sont capables de faire plusieurs choses en même temps, contrairement aux hommes. Et bien c’est complètement faux. Aucun être humain n’est capable de traiter deux choses simultanément. Lorsque vous êtes en train de faire quelque chose et ajoutez une seconde tâche, le cerveau est surchargé et ne peut l’effectuer dans sa pleine capacité. Il a besoin de partager ses ressources. Le cerveau effectue donc en réalité des allers-retours entre les différentes tâches. Et ce n’est pas bon pour lui : plus vous essayez de faire de choses en même temps, plus les capacités de votre cerveau diminuent.

 

Les acouphènes sont générés par le cerveau…

… et non pas par le système auditif ! Ils sont favorisés par la surdité et la première hypothèse était donc que leur origine se trouvait dans les oreilles. Mais c’est en fait plus complexe. Les acouphènes viennent de la combinaison d’une perte d’audition due à un problème d’oreille interne, parfois très discrète, plus une réaction disproportionnée du cerveau, qui crée ces sons imaginaires. Le cerveau, privé d’informations provenant des oreilles, créé une tonalité désagréable comme “remplacement” de ce qu’il devrait recevoir. C’est un peu comme si il “montait le son” pour compenser la baisse ou la perte d’audition. Un peu comme quand on monte le son de la télévision : on entend alors de manière distincte le bruit de fond, qu’on ne perçoit pas à un volume normal. Les acouphènes sont en quelque sorte le bruit de fond du cerveau quand le volume est monté au maximum pour compenser la surdité.

 

Bonus : le “black-out” après une cuite a une explication logique

Vous vous êtes déjà réveillé au lendemain d’une soirée arrosée sans souvenirs de ce que vous aviez fait ? Il s’agit d’un black-out en bloc : tous les souvenirs du moment où vous étiez alcoolisé ont disparu. Vous vous êtes déjà rappelés certains souvenirs d’une soirée alcoolisée seulement quand on vous les a rappelés ? C’est un black-out fragmenté : la personne se rappelle ce qui s’est passé lorsqu’elle était alcoolisée mais elle a oublié certains détails dont elle ne se souvient que si on les lui mentionne. Ces deux types de black-out surviennent lors d’une consommation excessive ou trop rapide d’alcool.

L’explication à cela est simple : l’alcool influence l’hippocampe, une zone du cerveau impliquée dans la mémoire. La communication entre les neurones de l’hippocampe est brouillée et le cerveau perd temporairement sa capacité à enregistrer des souvenirs.
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