Questions de sport spéciales Paralympiques d’hiver : quelles sont les origines du para-ski alpin ?3 minute(s) de lecture

11/03/2018
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Aux Jeux paralympiques de Pyeongchang, on compte cinq épreuves de para-ski alpin : le super G, le slalom, le slalom géant, le super combiné et la traditionnelle descente.

 

Comme beaucoup de handisports, le para-ski a fait ses débuts juste après la Seconde Guerre mondiale. Sa pratique doit en effet beaucoup aux blessés de guerre, des civils ou militaires qui ont été paralysés voire amputés pendant le conflit. Peu à peu, ces hommes et femmes ont tenté de reprendre le cours de leurs loisirs, y compris le sport. Pour eux, le ski semblait un défi un peu fou. Et pourtant…

 

L’Autriche en pionnière

L’Autrichien Sepp Zwicknagl est un pionnier de la pratique du ski alpin et aussi du handisport. Double amputé tibial, il est l’un des premiers à avoir tenté des descentes à ski grâce à deux prothèses. Son audace en a inspiré d’autres. Puis vient une innovation déterminante : la naissance du ski dit “trois traces”. Les skieurs amputés d’une jambe et sans prothèse chaussent un seul ski et s’orientent grâce à des bâtons équipés à leur extrémité d’un mini-ski. Ces béquilles améliorées qui remplacent les bâtons aident à la poussée du départ, puis à garder l’équilibre et négocier les virages. Cette pratique, qui laisse dans la neige trois traces, existe toujours, même si la méthode a été perfectionnée avec du matériel de pointe.

 

En route vers la reconnaissance

Ces innovations et ces essais vont être à l’origine de la première compétition de ski handisport. Début 1948, dans les Alpes, une poignée de skieurs autrichiens amputés se lancent dans un tournoi. L’année suivante, un championnat national de ski “trois traces” sera organisé. En parallèle, le ski de fond adapté prend son envol. Il faut du temps pour faire évoluer la discipline et ce n’est qu’en 1974 qu’on assiste aux premiers championnats du monde de para-ski alpin, au Grand-Bornand (France). Deux ans plus tard, le para-ski alpin et le para-ski de fond sont au programme de l’édition I des Jeux paralympiques d’hiver. Ces rencontres sont alors dédiées aux skieurs amputés, et à quelques mal-voyants.

Puis le para-ski a évolué, permettant des concours debout, sur des skis assis ou accompagné d’un guide pour les déficients visuels. Progressivement, ces derniers ont été intégrés à toutes les compétitions, avec une catégorie propre. Cette discipline nécessite, tout comme son homologue valide, de l’agilité et de la rapidité. Sur la piste, on peut enregistrer des vitesses dépassant les 100 km/h.

 

Bonus : le para-ski alpin est pratiqué dans plus de 40 pays. Un développement qui s’est accéléré les dernières années mais reste freiné par le manque d’infrastructures adaptées dans les stations de ski.

 

“Petites et grandes questions du sport” est une série proposée bénévolement par Sabrina Lang pour Chronos. Pendant les JO Paralympiques d’hiver, elle traitera une question par jour !

 
 

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